Homelands
Vol. 1

Cette série de disque, envisagée comme une pentalogie, propose un panorama d’adaptations chorales de mélodies traditionnelles venant des quatre coins de l’Europe, et réimaginées par quelques-uns des plus grands compositeurs de la modernité. Cythera a déjà produit le premier disque de la série, à paraître en février 2021 sur le label Paraty.

La thématique du programme Homelands Vol.2 est centrée sur les compositeurs des îles britanniques, et comportera des œuvres de Gustav Holst, Benjamin Britten, Ralph Vaughan Williams, Ina Boyle et James Mc Millan

Réfractions Romantiques

Grands chœurs sacrés de Mendelssohn et Brahms

Ce programme réunit quelques-unes des plus grandes pages chorales romantiques inspirées par les grands maîtres de la Renaissance et du Baroque. Construisant notamment sur les modèles de polychoralité pratiqués par Gabrieli, Schütz, Bach et Händel, les deux grands compositeurs Mendelssohn et Brahms atteignent une nouvelle synthèse de spatialisation, complexité contrapuntique et richesse harmonique et expressive.

Pièce centrale de ce programme est un joyau à peine connu aujourd’hui, le Te Deum à double chœur de Felix Mendelssohn. Cette création de génie, un véritable petit oratorio en 12 mouvements pour chœur et continuo qui dévoile une vision symphonique du son choral, est d’autant plus étonnante qu’elle émane de la plume d’un Mendelssohn jeune de 17 ans – c’est le même élan de jeune prodigue qui donna naissance au Songe d’une nuit d’été.

Les œuvres de maturité pour chœur a cappella de Johannes Brahms en deuxième partie contrastée du programme complètent la première. Souvent appelé « le petit frère du Requiem allemand », le motet Warum ist das Licht gegeben dem Mühseligen, d’une force dramatique singulière, reprend l’histoire biblique des épreuves et de la persévérance de Job. Quant aux œuvres ultimes du compositeur pour double chœur, les motets op. 109 et 110 eux déploient une grandeur structurelle qui fera penser plutôt à une symphonie pour orchestre et anticipent l’évolution du répertoire choral vers la modernité.

Le chant des sources

Ce programme croise deux regards complémentaires sur la Création du monde, séparés de plusieurs siècles mais si proche dans leurs thématiques.

D’un côté, une création du compositeur breton Benoît Menut (prix de la SACEM en 2016) sur des textes anciens et nouveaux du culte Orphique ; de l’autre côté le magnifique Cantique de frère Soleil de St François d’Assise, la poésie sacrée la plus ancienne en italien moderne, mis en musique par la plus grande compositrice russe de notre temps, Sofia Goubaïdoulina.

Le chœur de 24 solistes accompagnés de percussions, tel un choros de drame ancien, mène l’acte hiératique, chantant les louanges de la création dans son éternel cycle de vie et de mort. Coryphée de l’ensemble, le violoncelle solo déploie ici un chant sans paroles.

C’est la violoncelliste d’exception Ophélie Gaillard, avec qui l’équipe de Cythera a eu la chance de collaborer par le passé, qui assurera la partie soliste exigeante. De fait elle complètera son travail sur l’œuvre de Goubaidoulina, ayant déjà joué toutes les autres œuvres pour violoncelle de cette grande compositrice.  Il s’agit également d’une continuité dans sa collaboration avec Benoît Menut, dont elle a déjà créé plusieurs nouvelles œuvres.

Händel’s Royal Matrimony

Ce programme réunit deux grandes cantates nuptiales injustement méconnues que Georg Friedrich Händel avait composées lors de son troisième séjour à Londres : This is the day which the Lord has made HWV 262 pour le marriage de la Princess Anne en 1734 et Sing unto God, ye kingdoms of the earth HWV 263 pour celui de Frederick Prince of Wales.

Cythera dévoile ces joyaux au monde sous la tutelle de leur éditeur, le chercheur Matthew Gardner, avec un plaisir très particulier, car la première des deux, inconnue en France, n’a jamais été enregistrée ! Händel avait recomposé This is the day en puisant dans la musique de son oratorio Athalia et y ajoutant de nouvelles pièces. L’écriture chorale à huit voix est particulièrement riche.

Le programme est complété par une œuvre très rarement donnée, issue du fond de musique composé pour la Royal Chapel lors du premier séjour de Händel en Angleterre et ayant contribué à la faveur que lui accordit la famille royale : la paraphrase du Psaume 42 As pants the Heart HWV 251a pour solistes, chœur et continuo. D’une grande force expressive, cette œuvre touchante est marquée par le dialogue constant et dramatique entre solistes et chœur, et représente la quête de l’âme vers une source de vie ; le mouvement final, Put thy trust in God, dévoile une écriture chorale de grande complexité.